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analyse du film

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1 Un film de Jean-Loup Felicioli et Alain Gagnol / France, 2010, animation, couleurs. Un film noir en couleurs Le point de vue de Bernard Génin En 1999, Kirikou et la sorcière, un dessin animé français de long métrage remporte un succès public inattendu et international ! À Chicago, par exemple, il reçoit un double prix : celui du « Jury enfants » et celui du « Jury adultes ». En Grande Bretagne, Jamie Russell, critique à la BBC, remarque : « Les différents niveaux de signification de l’histoire la rendent accessible aux jeunes enfants comme aux adultes ». Un a priori répandu a longtemps voulu que le dessin animé de long métrage s’adresse uniquement aux enfants. Les studios Disney, qui dominèrent le marché pendant des décennies, étaient les champions du film « familial », mais pour enfants d’abord, souvent basé sur des contes de fée, distrayant, manichéen, obéissant à des canons esthétiques contestables et surtout éloigné de la vraie vie. Mais réunir dans la même salle parents et enfants devant un spectacle intelligent, ni abrutissant ni violent, et qui, en plus, véhicule discrètement des valeurs humanistes, c’est plus difficile. Voilà ce qui frappe dans Une vie de chat : ce tranquille mélange des genres – jamais vu en animation – où l’on trouve le film noir (braquages, agressions, suspense, poursuites), le récit initiatique (une petite fille mutique retrouve la parole), la comédie burlesque (avec des gangsters plus comiques que dangereux) et même un soupçon de fantastique (étranges apparitions de Costa en poulpe rouge, puis du colosse de Nairobi dans l’esprit dérangé de Costa). Jamais le résultat ne semble le produit d’une recette. Les auteurs ont trouvé le bon dosage et l’originalité du film lui vaudra non seulement d’être salué par une presse unanime, mais aussi de concourir aux oscars 2011 (voir « Autour du film »). C’est de ce mélange des genres et des tonalités (comique, poétique, picturale, dramatique etc.) que nous allons traiter, en examinant comment les codes du film noir ont été rendus accessibles aux enfants. Ne pas tout dire au spectateur Dès le début, l’ambiance (visuelle et musicale) est au mystère et au suspense. Un premier générique défile, austère – lettres blanches sur fond noir – accompagné d’un jazz lancinant. Apparition des toits d’une ville, la nuit. Des chats de gouttière se disputent le contenu d’une poubelle. L’ombre d’un homme suivi d’un chat passe, leurs silhouettes escaladent un mur… Puis on change de une vie de chat

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