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dossier de présentation pour enseignants LOULOU

Loulou et autres loups Action Cinéma Agglomération Maubeuge Val de Sambre Serge Elissalde - 2003 Loulou et autres loups SOMMAIRE Générique 4 Synopsis 5 Grégoire Solotareff 6 Serge Elissalde 7 Entretien avec Grégoire Solotareff 8 Histoire(s) de loup 10 Pistes pédagogiques 11 Extraits de presse 14 Bibliographie 15 3 Générique Loulou et autres loups France 55 minutes, Couleur Réalisé par : Serge Elissalde, Marie Caillou, François Chalet, Richard McGuire & Philippe Petit- Roulet Scénario : Grégoire Solotareff et Jean-Luc Fromental Produit par Gébéka films/Prima Linea Productions Musique : Sanseverino Interprétation : Lorent Deutsch (Loulou), Matthias Van Khache (Tom), François Chattot (Tonton), Bérengère Allaux, Olivier Rabourdin, Marc Jousset, Sophie Gornezano, Léonore Chaix Distribution : Gebeka Films 4 Synopsis Un été, au pays des lapins, tandis que Tom se prélasse sur la plage, un drame se joue dans les sous-bois. Loulou, le jeune loup, se retrouve seul au monde. Comment survivre quand on ne sait ni ce qu’on est ni ce qu’on est censé manger ? Adopté puis répudié par des lapins, Loulou va faire son apprentissage entre le confort douillet du terrier et les périls de la forêt. Au-delà des différences, une grande histoire de tolérance et d’amitié. Micro Loup : Montrer le plus petit loup du monde à N.Y, ok. Encore faut-il veiller à ce que le goulu ne croque pas la ’Grosse Pomme’. Marika et le loup : Top-model, joli job. Mais gare à la concurrence si le loup qui vous sert d’accessoire à votre place rêve de s’asseoir. T’es où mère-grand ?! : C’est l’heure du goûter et Mère-Grand a disparu. Loup et Chaperon partent à sa recherche. Ça va swinguer sur la planète. Pour faire le portrait d’un loup : Pour faire le portrait d’un loup... il faut des poils, des yeux, des pattes, des oreilles, une queue, sans oublier les dents, sûrement le plus important. 5 Grégoire Solotareff Né à Alexandrie en 1953, Grégoire Solotareff est certainement l’un des auteur-illustrateur francophone les plus populaires auprès du jeune public. Son père, Henri El- Kayem, est médecin, d’origine libanaise et sa mère, Olga Solotareff (Olga Lecaye), peintre et illustratrice d’origine russe. La famille quitte en 1956 l’Egypte, pour se rendre au Liban. Avec un nom francisé, Lecaye, les Solotareff se rendent en France où le père a noué des relations dans les milieux littéraires pendant ses études de médecine. Ils s’installent en Bretagne durant quelques années avant de s’établir à Paris. Grégoire choisit tout d’abord de devenir médecin comme son père. Mais après cinq ans de pratique professionnelle, il se remet à dessiner. Il réalise ses premiers dessins à la demande de son fils qui réclame des images. Sa rencontre avec Alain Le Saux, en 1985, est déterminante. Il l’encourage à dessiner de manière simple, par aplat et par trait. Paraîtront alors, sous le nom de jeune fille de sa mère, les petits livres de la collection Caribou Hibou et les aventures de Théo et Balthazar où Grégoire Solotareff rend un hommage appuyé au Babar de Jean de Brunoff. Un premier tournant s’amorce avec Monsieur l’Ogre, héros de trois livres. Le stéréotype de l’ogre est ici détourné, sorte d’anti-héros, pour mieux faire rire les enfants. Cette façon de détourner les héros de notre enfance se retrouve dans Ne m’appelez plus jamais mon petit lapin, auquel s’identifient les jeunes lecteurs. Au début de sa carrière, Grégoire Solotareff réalisait de petits dessins, et les agrandissait à la photocopieuse puis ajoutait les couleurs, comme dans Gentil-Jean par exemple. Avec Loulou, la technique est différente. II y abandonne les fonds blancs, et insère une palette de couleurs vives avec de grands aplats cernés de noir. Peu à peu, il délaisse les encres et laisse apparaître les matières. Grégoire Solotareff emploie également la double page, car pour lui un livre pour enfant est d’abord un livre d’image, le texte étant inscrit en bas de l’illustration. Son originalité réside principalement dans les caractères et les sentiments qu’il donne à ses personnages, à son ton libre, frondeur et moderne, à sa manière très personnelle de s’adresser aux enfants en oubliant le ton doctoral habituellement utilisé. Il sait aborder des sujets graves (la différence, l’amitié, la solitude...), en désamorcer la lourdeur, en faire des histoires universelles baignées d’humour et loin de toute mièvrerie. Ces caractéristiques, que l’on retrouve dans Loulou, en font un auteur apprécié des enfants mais aussi des parents. Il est recommandé par les bibliothécaires, les libraires et le corps enseignant. Auteur-illustrateur majeur de la littérature jeunesse contemporaine, Grégoire Solotareff a écrit 128 livres en 15 ans, dont la plupart sont traduits dans le monde entier (Etats-Unis, Allemagne, Japon, Danemark, Italie, Angleterre, Suisse, Australie, Espagne, Finlande, Corée…) 6 Bibliographie sélective : 1989 Loulou 1990 Barbe-Rose 1991 Le voleur de jouets 1992 Moi, Fifi 1993 Le Diable des rochers 1995 Mimile 1996 Toi grand et moi petit 1997 Les garçons et les filles 1997 Un chat est un chat 1998 Toute seule 1999 3 Sorcières 1999 La chambre de Vincent 2000 Neige 2003 Loulou et Tom 2005 Le roi crocodile 2006 U Serge Elissalde - Né à Besançon en 1962 - Après avoir étudie le dessin et la peinture, il fut enseignant en dessin, dans un collège, avant de choisir, finalement, de se diriger vers l’animation d’auteur. Il commence l’animation par la réalisation d’un court métrage en solitaire, le Balayeur , qui lui prend 3 ans, et qui est immédiatement un succès. Dans son second la Vie secrète d’Émile Frout, il est assisté par une petite équipe. Pour Raoul et Jocelyne, quelques dizaines de personnes travaillent sur le projet. Verte, un film de commande de la chaîne de télévision française France 3, de type OAV, est une adaptation d’un livre de Marie Desplechin. Il anime aussi pour TV5 une série appellé 1 minute au musée , de 60 épisodes d’1 minute sur la peinture, décrivant à chaque épisode une oeuvre différente. Après l’essai de Loulou, il réalise en suite le long métrage U , écrit par Grégoire Solotareff qui sort en France le 11 octobre 2006. Filmographie : 1990 : Le balayeur 1992 : La vie secrète d’Emile Frout 2000 : Raoul et Jocelyne 2002 : Verte 2003 : Loulou 2004 : Merlin contre le père noël 2005 : L’homme de la lune 2006 : U 7 Avant Loulou et autres loups, aviez-vous eu l’envie de voir vos histoires et vos dessins s’animer sur grand écran ? C’est venu au bout d’un moment. J’étais très heureux dans mon métier d’illustrateur et on me demandait de temps en temps des droits pour utiliser certaines histoires, des dessins, cela n’a jamais abouti à quelque chose de sérieux. Un jour, j’ai eu envie d’écrire une histoire qui était beaucoup plus longue que pour un album et qui était U. J’ai écrit cette histoire et je me suis dit que c’était plus un film qu’un livre. Je l’ai apportée à Prima Linea Production pour leur montrer. On s’est alors dit que c’était ambitieux, un peu trop, et que ce serait plus malin de faire quelque chose de plus modeste et de prendre Loulou qui existe comme livre et de l’adapter au cinéma pour savoir si on sait faire, si ça marche, si on aime ça. On a fait Loulou et autres loups et ce film a bien marché. Cela nous a permis, entre autres, de démarrer le projet U. Vous avez donc rencontré Serge Elissalde à cette occasion... Effectivement, Serge Elissalde a été contacté pour Loulou, il faisait à cette époque des courts métrages d’animation qu’on aimait. Serge et moi, on s’est tout de suite bien entendus. Votre mère, Olga Solotareff, était illustratrice. Est-ce que le dessin a été tout de suite une part importante de votre vie ? Quelles influences, quel peintre, quel film ont alors marqué votre jeunesse  ? Enfant, je n’allais pas au cinéma. J’ai vu des dessins animés sur le tard. Ma famille, en revanche, était bien entendu très dessin, très peinture, on allait beaucoup au musée. Et j’ai beaucoup copié, copié des scènes, des peintres, j’ai beaucoup travaillé sur des illustrateurs allemands du XIXè siècle comme Rodolphe Toepffer. 8 Entretien avec Grégoire Solotareff Loulou (2003) Et lorsque vous avez eu envie de faire des dessins animés, est-ce que vous êtes allé voir des longs métrages d’animation ? Évidemment. Sans avoir aucune culture en film d’animation et parce que j’avais des enfants, oui, j’ai vu beaucoup de dessins animés. J’ai mes préférences, les anciens Walt Disney me plaisent toujours énormément, en particulier les décors plus que les personnages. Il y a une féerie qui est vraiment là et très influencée par la peinture symboliste, comme par le romantisme et les illustrateurs allemands du XIXè. L’esthétisme allemand est très illustratif. J’ai vu aussi les Miyazaki et tous les films d’animation apparus à la télévision. Mais sans passion, avec l’idée qu’il manquait toujours dans le dessin animé du cinéma. Ce sont souvent des cartoons, de l’action, des gentils, des méchants, très manichéen, pas assez d’émotion, pas de temps morts, contemplatifs. Et les français ? Paul Grimaud et Le Roi et l’oiseau, Michel Ocelot ? J’ai aimé Le Roi et l’oiseau tout en le regardant comme étant avant tout un film historique, daté, tout comme Disney d’ailleurs, même les premiers Miyazaki. Ils ne font pas actuels. De Michel Ocelot, j’ai vu les courts métrages et les deux Kirikou. Même si on est très différents sur le plan graphique, je crois qu’il y a chez lui une volonté d’ouvrir le cinéma d’animation français au public. Avant lui, personne n’aurait monté un long métrage comme Kirikou... Il a ouvert la voie en faisant quelque chose de qualité et qui tenait la route économiquement pour les producteurs. Après, il y a eu Les Triplettes de Belleville (Sylvain Chomette, 2003), La Prophétie des grenouilles (Jacques-Rémy Girerd, 2003). Mais l’exemple reste pour moi Miyazaki, pas sur le plan esthétique mais sur le plan de l’émotion. 9 U (2006) Les triplettes de Belleville (2003) La prophétie des grenouilles (2003) Histoire(s) de loup “Loulou c’est "l’histoire de la raison triomphant de l’instinct. Dépasser ses pulsions archaïques, surmonter sa violence, la canaliser vers des buts plus élevés. Apprendre à vivre dans la société de l’autre. Viser l’harmonie. C’est l’expérience que fait notre jeune loup au fil d’une aventure qui évite soigneusement le prêchi-prêcha et la morosité." Grégoire Solotareff et Jean-Luc Fromental Autour du film principal Loulou, adapté du célèbre album pour enfants de Grégoire Solotareff, on retrouve quatre autres histoires de loup, écrites par Jean-Luc Fromental et Grégoire Solotareff. Ces films sont entièrement réalisés avec des programmes de dessins vectoriels sur ordinateur par des artistes très originaux. Destinées aux enfants de 4 à 10 ans, ces histoires de loups bousculent les traditions. Le programme de 55 minutes commence par l’histoire intitulée Micro Loup, de Richard McGuire, collaborateur régulier du New Yorker et auteur pour la jeunesse réputé pour son originalité. Dans cette histoire vue de dessus et réalisée avec des dessins très simples et très colorés, un explorateur rapporte un loup minuscule, mais très vorace, pour le présenter partout en Europe. Dans Marika et le loup, de Marie Caillou, jeune artiste particulièrement appréciée au Japon, nous retrouvons le chaperon rouge top model très manga, Marika, qui va devoir lutter pour ne pas se faire voler la vedette par un loup robot. L’histoire suivante, T’es où Mère-grand ?!, est de François Chalet, dont le travail est présenté dans plusieurs musées d’art graphique, tant en Allemagne qu’en Suisse. Dans un dessin simple et moderne, entièrement à base de formes géométriques (rond, triangle …), l’auteur nous présente un petit chaperon rouge et son ami le loup à la recherche de la grand-mère. La conclusion de cette histoire sera particulièrement surprenante. Dans Pour faire le portrait d’un loup, de Philippe Petit-Roulet, connu en France en Allemagne et au Japon notamment pour sa saga publicitaire Twingo, l’auteur nous donne la recette pour représenter fidèlement un loup. Il en ressort que la recherche des ingrédients nécessaire est particulièrement périlleuse ! Enfin, Loulou, de Serge Elissalde est le film principal, adapté du célèbre album publié à l’Ecole des loisirs. Dans cette histoire, le gentil Loulou, l’ami des lapins, bouscule toutes les traditions et casse le stéréotype du grand méchant loup. Présenté dans un dessin plus traditionnel, c’est aussi le film dont l’approche est la moins déroutante et qui dispose de la meilleure qualité sonore de l’ensemble. Surprenant parfois par leur modernité graphique, ces différentes histoires ont toutefois un certain charme dans leur non-conformisme. Certaines conclusions s’apparentent d’ailleurs plus à du Tex Avery qu’à du Charles Perrault ! L’histoire la moins avant-gardiste graphiquement, Loulou, est aussi celle qui véhicule les valeurs les plus intéressantes pour les jeunes spectateurs. Loulou y incarne un personnage qui a réussi à dépasser ses pulsions, à surmonter sa violence, à vivre en harmonie dans la société de l’autre. Ces valeurs, et le personnage inoubliable du lapin, méritent que l’on regarde ce film et que l’on en fasse profiter toute la famille. 10 La figure du loup Le loup est un personnage clé du conte traditionnel. Il y incarne la peur du noir, la terreur nocturne, l’effroyable rétribution de l’imprudence ou de l’indicipline des enfants. En partant de Loulou, l’album classique de Grégoire Solotareff, celui-ci et Jean-Luc Fromental ont souhaité inverser cette proposition, s’intéresser, non aux émotions que suscite le loup, mais à celles qu’il peut éprouver, afin de casser un stéréotype et d’ouvrir de nouvelles perspectives à la perspicacité des jeunes spectateurs. Avec les autres courts métrages, ce programme se distingue par sa thématique, son originalité graphique et la simplicité de ses messages. Surtout, il contribue avec une bonne dose de dérision, d’espièglerie et d’enchantement à faire entrer le loup, personnage mal aimé des contes, dans le panthéon sacré de la magie animée. Micro Loup et T’es où Mère Grand sont les plus inventifs, les plus réussis autant au niveau sonore, que graphique et narratif mais aussi parce qu’ils gardent une dimension humoristique qui reste importante au vu de la rigueur visuelle dans laquelle ils s’inscrivent. Avec toujours au coeur du dispositif le personnage du loup dans des rôles inattendus : dans Marika et le loup, il vole la vedette de top model au Chaperon Rouge et il est soupçonné d’avoir dévoré Mère Grand, (T’es où Mère Grand), son créateur (Pour faire le portrait d’un Loup) ou New York (Micro Loup). Humour, clins d’oeil et contre-pied sont les clés de la réussite de ces quatre petits bijoux d’invention visuelle, dynamités par le charisme d’un personnage anti-conventionnel. 11 Pistes pédagogiques Un loup top model ? Le loup, tel qu’il est habituellement représenté dans les contes de Charles Perrault Micro loup T’es où Mère Grand ? Avec le film principal Loulou, on revient à une animation plus traditionnelle pour un joli conte sur l’amitié entre un loup et un lapin. Le film se veut plus proche de l’univers enfantin que les courts-métrages précédents. Grâce d’abord à sa thématique de l’amitié, à sa technique, à ses adorables personnages plus familiers aux enfants comme les lapins, et aussi par la présence de paroles et de chansons comme : « Loulou ne vaut pas un clou ». Une fable touchante dans la lignée de La Fontaine, où la raison triomphe sur l’instinct. Le petit loup apprendra à dépasser les pulsions inhérentes à sa race, à surmonter sa violence pour vivre en harmonie dans la société de l’autre. Proposition : quelles sont les différentes caractèrisques des loups présents dans les cinq courts métrages ? sont ils proches ou éloignés de l’imagerie du loup des contes ? Point de vue et représentation Si Loulou, le film principal, reste d’animation traditionnelle (ce qui n’enlève rien à sa qualité), l’ensemble des courts-métrages participe à une démarche d’expérimentation artistique plutôt rare dans le domaine de l’animation, où les oeuvres produites sont avant tout destinées à un public jeune plutôt habitué à des oeuvres classiques à l’image de celles produites pour la télévision. Ici, les courts-métrages font voler en éclats cette vision figée en réunissant recherche graphique et simplicité du récit pour tenter de toucher à la fois un public jeune et adulte. Minimalisme semble être le maître mot de ces courts atypiques. Micro Loup en est l’exemple parfait et de loin le plus intéressant : petits ronds pour représenter la foule, personnages longilignes sans visage, un petit loup gris très attachant doté de deux gros yeux globuleux. Entièrement filmé en contre-plongée totale (ou selon les auteurs, adoptant le point de vue d’un oiseau), le film opère une jonction entre l’esthétique jeux vidéo années 70/80 (où abondaient 12 Prendre de la hauteur Une menace bien réelle Pour faire le portrait d’un loup Loulou les prises de vues aériennes rigides) et l’influence clairement assimilée du rendu numérique lisse et froid, aussi bien dans sa texture que dans son mouvement. Mais cet étrange parti pris permet aussi et surtout une identification immédiate du spectateur (ici l’enfant) face à ce loup microscopique. En nous proposant d’emblée de “prendre de la hauteur” il permet également au spectateur d’avoir dès le départ une vue d’ensemble de l’ampleur des dégats causés par ce loup. Un étonnant jeu d’ombre nous permet également de revenir pour un temps dans une perspective plus classique (une sorte de retour à un mode de représentation connu et rassurant), mais sert d’abord en premier lieu à nous rappeler la nature bien réelle de la menace. L’épure dans les moyens ici mis en oeuvre, n’est pas sans rappeler les cartoons sans paroles de la Warner. Carrés, ronds, rectangles, les formes géométriques sont également à l’honneur dans T’es où Mère Grand ?, variation sur le thème du petit chaperon rouge. Bien que faisant intervenir des dialogues pour la première fois (du moins dans l’ordre de la série), c’est également le plus abstrait visuellement, très influencé en cela par l’atmosphère des années 70. Jouant sur la recréation d’un espace urbain par le biais d’un travail sur le caractère lisse des textures numériques (une constante dans les quatre premiers courts), le film brille par son humour décalé, son rythme efficace. Il faut souligner à ce titre le rôle prépondérant exercé par la musique (due au même compositeur que le film précédent), composition électronique à base de samples et de nappes analogiques, totalement en accord avec la tonalité visuelle de cet univers à mi-chemin entre l’enfance et l’âge adulte. Plus proche de Tex Avery que de Disney, ce court prouve s’il en est qu’économie de moyens visuels peut être synonyme d’animation de qualité. D’une richesse rare, Mari Ka et le loup est également l’un des plus complexe à retranscrire, tant il brasse et fait la synthèse d’influences variées, dans une démarche qui dépasse le postmodernisme : le manga, l’animation américaine type South Park, le collage musical répétitif, les syllabes tenant lieu de dialogues… Tout semble fondu et recréé avec une cohérence étonnante, pour un film qui diffuse au-delà de sa stylisation une émotion étrange, diffuse… Pour faire le portrait d’un loup tire son intitulé d’un poème de Jacques Prévert, auquel le générique rend explicitement hommage. Le film, s’il s’appuie sur un beau texte très proche de l’univers de ce dernier (l’illustration mot à mot ou ici, trait pour trait d’expressions courantes), tourne pourtant le dos au réalisme poétique pour creuser au contraire cette esthétique stylisée, très proche de la bande dessinée dans son approche fluide du personnage, dans lequel on sent une influence de l’école belge. Loulou, quant à lui, se veut déjà plus accessible, comportant une dimension plus affective, surtout pour les plus petits. Proposition : A l’aide de formes géométriques, faite le portrait d’un loup. 13 Des formes géométriques à l’honneur Une illustration mot à mot Extraits de presse Les enfants servent à plein de choses, notamment à emmener les parents au cinéma. Merci donc à ceux qui vont taper du pied et menacer de ne pas manger leurs épinards jusqu’à ce que papa et maman acceptent d’aller voir Loulou et autre loups... D’ailleurs, entre nous, papa et maman seront très contents. L’Express - Eric Libiot Si la patte humoristique de Grégoire Solotareff est toujours présente, ce programme est aussi une découverte de l’animation moderne. La palette graphique, d’une créativité étonnante, est au service d’histoires originales. Zurban - Véronique Le Bris Moisson de films épatants avec ce programme de cinq courts métrages autour du thème du grand (pas si) méchant loup. (...) Un programme enlevé capable d’amuser plusieurs générations, c’est rare, non ? Télérama - Bernard Guénin Cinq petits contes humoristiques qui revisitent l’image du loup pour les petiots, mais pas seulement... Le meilleur de la jeune animation française. Cinélive - Christophe Chafedaud De petites merveilles graphiques qui jouent avec le mythe du loup (...). Un programme impeccable pour les petits... et leurs parents. Les Inrockuptibles - Serge Kaganski Parents et enfants retrouveront avec délice le Loulou du conteur-illustrateur Grégoire Solotareff (publié à l’Ecole des loisirs, traduit dans le monde entier), adapté à l’écran par le cinégraphiste Serge Elissalde. Dans son sillage, d’autres cinéplasticiens ont été invités à dépoussiérer le mythe du rodeur retors avaleur de grand-mère... Libération - Michel Roudevitch 14 Bibliographie Ce dossier a été réalisé à partir de sources bibiographiques et documents pédagogiques édités autour du film ; les textes et illustrations (en dehors des captures d’image du film) proviennent des sites suivants : Autour du film http://www.primalinea.com/loulou/ Site officiel du film http://folioscope.awn.com/distribut... Informations sur le film et ses auteurs. http://www.abc-toulouse.net/ecrans/... Analyse du film http://www.objectif-cinema.com/poin... Critique et point de vue sur le film http://www.grignoux.be/dossiers/166/ Extrait du dossier pédagogique commandable sur le site (payant). Quelques pistes sont néanmoins exploitables. Sur Grégoire Solotareff http://www.primalinea.com/solotaref... Site officiel de l’auteur http://www.crdp.ac-creteil.fr/telem... Site de l’académie de Créteil. Interview et compte rendu d’animation pédagogique http://www.ricochet-jeunes.org/aute... Biographie et biliographie 15

Loulou et autres loups Programme de 5 films d’animation France, 2003, 54 mn, couleur Réalisé par Marie Caillou, Richard McGuire, François Chalet, Philippe Petit-Roulet et Serge Elissalde


Micro Loup de Richard McGuire (6 mn) Présentation Histoire Un explorateur, précédé par quelqu’un qui coupe la forêt vierge devant lui, entend un hurlement de loup. Grâce à une loupe, il découvre un micro loup féroce. Il l’enferme dans une cage et le ramène en bateau. Après un long parcours, le bateau arrive à quai et le chasseur et le loup sont accueillis avec tous les honneurs (fanfare qu’on reconnaît grâce à la musique et à la forme de deux instruments). Arrivé à la ville, le micro loup est présenté à des spectateurs dans un théâtre (les spectateurs s’installent et le noir se fait). L’explorateur arrive puis une femme (voir les ombres) qui apporte la petite cage. Le loup a un appétit féroce : il mange une banane, un mouton, un troupeau de vaches. Mais le loup s’échappe et mange les premières rangées de spectateurs, les autres s’enfuient. C’est la panique en ville : carambolages et cris d’effroi. L’explorateur est poursuivi par la foule et ne leur échappe qu’en plongeant du haut d’un pont. Le loup finit par être capturé grâce aux hélicoptères et chars d’assaut envoyés en renfort. Pendant ce temps, l’explorateur rejoint à la nage une île déserte. Il se prélasse dans un hamac quand un avion survole l’île et largue une petite boîte contenant le loup. L’explorateur est dévoré par le loup. A propos du réalisateur Le réalisateur Richard Mc Guire est né dans le New Jersey en 1957 et vit à New York. Il utilise la technique de découpage de papiers et de dessins associée à l’ordinateur. Il travaille pour des chaînes de télévision (logos et génériques), pour des sites Internet et des collections de linge de maison… Pistes d’exploitation Se souvenir de l’histoire, des principaux personnages, des lieux, de quelques caractéristiques du film…
- L’histoire : La résumer. C’est l’histoire d’un explorateur qui capture le plus petit loup du monde et le ramène en ville où il sème la terreur…
- Les personnages principaux sont l’explorateur et le micro loup * L’explorateur : on le reconnaît grâce à sa tenue. Le décrire. Raconter ce qui lui arrive… * Le micro loup Il a un appétit féroce : décrire tout ce qu’il mange 1 Décrire son apparence et le dessiner : lorsqu’il est vu avec une loupe, il a de grands yeux, une grande bouche avec des dents pointues. Décrire son caractère : il est féroce, insatiable, sans état d’âme. Décrire tous les moyens utilisés pour récupérer le loup qui est en liberté dans la ville : foule avec les bâtons, hélicoptère, blindés… Raconter la fin de l’histoire : le loup arrive sur l’île où s’est réfugié l’explorateur et le mange. En inventer une autre.
- Le point de vue du film : Le graphisme est inspiré de jeux sur ordinateur : le film est vu de dessus (en plongée verticale), comme filmé d’avion. Des jeux d’ombre ou des formes particulières permettent de reconnaître certains éléments. Faire dessiner quelque chose selon le même mode et faire deviner ce qui est dessiné.
- La musique et la bande son : La musique est de Julien Civange, DJ à l’âge de 10 ans, formant un groupe à 17 ans (La Place), jouant en première partie d’un concert de David Bowie, faisant de nombreux concerts, invités par les Rolling Stones à l’Olympia pour faire la première partie, compositeur et producteur de musique de films… La bande son comporte de nombreux bruitages : le loup rugit, quand il mange, ensuite il rote ; les applaudissements de la foule ; des cris de panique, une musique style hawaïenne sur l’île…
- L’animation et le graphisme : L’animation est faite à partir de dessins animés sur ordinateur en 3 D. Le graphisme comporte des lignes simplifiées, brisées.


“Mari Ka et le loup” de Marie Caillou (6 mn) Présentation Histoire Mari Ka est un jeune mannequin vedette : elle se fait acclamer et photographier par ses fans lorsqu’elle arrive au studio puis pose pendant de longues heures. Son impresario n’est plus satisfait de son image de Chaperon rouge. Il commande un nouvel accessoire électronique : c’est un loup qui clignote. Il fait les photos avec Mai Ka. Il devient vite envahissant : occupe la salle de bains, prend les vêtements, de Mari Ka. Dans la rue, tout le monde est accompagné par le même accessoire. Il vole la vedette à Mari Ka : c’est à lui qu’on demande de signer les autographes et il participe même au défilé de mode. Mari Ka pleure. C’est le loup qui arrive au studio en voiture et qui pose pour les photos. L’impresario n’a pas l’air encore satisfait. Mari Ka a une idée : elle se déguise en mouton et arrive dans une boîte comme un nouvel accessoire. Le photographe apprécie et c’est le loup qui repart. A propos de la réalisatrice La réalisatrice Marie Caillou est née à Montbéliard en 1971. Après des études d’Arts Déco à Strasbourg, elle étudie le dessin animé à l’Ecole de Recherche Graphique de Bruxelles. Elle s’initie ensuite au graphisme numérique, dessine en 2 vectoriel et crée de nombreux personnages (appréciés au Japon où elle a réalisé un travail publicitaire et créé une ligne de produits). Pistes d’exploitation
- L’histoire : La résumer. C’est l’histoire d’un mannequin vedette qui se fait voler sa place par un loup accessoire et qui la récupère.
- Les deux personnages principaux sont Mari Ka et le loup. * Mari Ka pose en Chaperon rouge. La décrire et comparer avec d’autres représentations de Chaperon rouge. Raconter ce qui lui arrive. * Le loup Décrire son apparence et le dessiner. Il a une forme de robot, avec une grande tête et un clavier lumineux à la place des dents. Il est noir. Il émet des sons de synthétiseur. Décrire son caractère : il est sûr de lui, s’adapte aux situations, est opportuniste, prend goût au succès et devient envahissant. Mais il est éphémère.
- Les lieux Ils sont en rapport avec le monde de la mode : la rue où les fans photographient Mari Ka puis le loup, le studio où se font les photos posées (celles qui font la couverture des magazines), le podium sur lequel défilent les mannequins…
- A propos du film L’histoire a pour thème le problème de la concurrence entre un jeune mannequin et le loup électronique qui lui sert d’accessoire et qui prend goût au succès. Ce court-métrage s’intéresse à la mode et à l’univers sonore et visuel du XXI ème siècle. La musique originale est de Julien Civange. La technique d’animation est celle de dessins, animés par ordinateur.


T’es où Mère-grand ? de François Chalet (6 mn) Présentation Histoire Dans une maison, le coucou sonne quatre heures, le Petit Chaperon Rouge appelle sa grand-mère car c’est l’heure du goûter. Elle appelle le loup de la maison pour aller chercher la grand-mère qu’elle croit partie au supermarché. Ils arrivent à la ville et entrent dans le supermarché. Ils cherchent partout la grand-mère en dévastant tout sur leur passage. Ils voient passer un cirque et décident d’y aller. Là encore, ils détériorent tout : les jongleurs, le numéro d’équilibre… A la fin le cirque s’écroule et ils sont poursuivis par le clown. Ils entrent dans un zoo, arrivent dans un bassin plein de crocodiles puis ils croient entendre la grand-mère dans un piranha et cela sème la panique dans le zoo : chute du rhinocéros, des girafes… ils croient ensuite entendre la grand-mère dans un oiseau qu’ils poursuivent en montant dans la nacelle d’un ballon en forme de lapin rose. L’oiseau perce le ballon et le Petit Chaperon Rouge et le loup tombent dans le désert. On entend la voix de la grand-mère. Le Chaperon fouille dans le ventre du loup et ne trouve rien. Le loup vide alors l’estomac de la fillette et sort la Grand-mère qui dit : « Tu devrais attendre que je te 3 donne ton quatre-heures avant de te jeter sur moi et me dévorer ». La fillette répond : « Désolée, mais quatre heures c’est le moment du goûter et la faim n’attend pas ». A ce moment quatre heures sonnent et la fillette dévore le loup. On entend sa voix qui dit « Sortez moi de là, c’est tout noir ». A propos du réalisateur François Chalet est né à Genève en 1970. Après se études à l’Ecole de graphisme de Berne, il travaille à Zurich puis s’installe à Paris. Son humour corrosif fait appel à l’imagination et au sens de l’absurde, son dessin s’adapte au gré de sa fantaisie. Aussi à l’aise en 3D qu’en dessin traditionnel, il s’approprie tous les supports et toutes les techniques. Pistes d’exploitation
- Résumé de l’histoire : C’est l’histoire du petit chaperon rouge qui cherche partout, avec l’aide du loup, sa grand-mère qu’elle a elle-même dévorée.
- Les principaux personnages sont le Petit Chaperon Rouge, le loup et la grand-mère. * Le Petit Chaperon Rouge Le décrire. Que fait-il dans ce film ? Le comparer à un conte plus classique. Ici, le conte a été détourné : ce n’est pas le loup qui mange tout le monde, mais le Chaperon rouge. Imaginer un autre conte détourné (Blanche Neige et les sept nains…) * Le loup Le décrire et le dessiner. Il est très stylisé mais on reconnaît une grande bouche avec des dents pointues. Il parle avec une voix grave. Décrire son caractère : il est un peu comme un chien fidèle et obéissant. Il n’est pas méchant. Il finira mangé par la petite fille ce qui est l’inverse des histoires classiques de loup * La grand-mère : elle n’apparaît qu’à la fin de l’histoire. Elle sort du ventre de la petite fille (et pas de celui du loup). La décrire. En dessiner une autre. Les lieux Retrouver tous les endroits successifs où le chaperon rouge et le loup cherchent la grand-mère : supermarché, cirque, zoo, dans les airs, désert… et tous les dégâts qu’ils occasionnent. A propos du film La musique originale est de Julien Civange. Les bruitages complètent la bande-son. La technique d’animation est celle de dessins et ordinateur 3D. Les dessins sont très stylisés et très colorés. Il y a des formes géométriques : ronds, triangles, rectangles…


4 Pour faire le portrait d’un Loup de Philippe Petit-Roulet (5 mn) Présentation Histoire Pour faire le portrait d’un loup, il faut des poils : poil de pinceau, de barbe grise d’un vieillard assis sur un banc ou d’un peintre du dimanche (mais il faut courir plus vite que les vieillards). Une fois rentré chez soi, coller les poils (1 million de poils gris). Ensuite, il faut des yeux clairs : les prendre à l’île d’Yeu. Puis, il manque les pattes, les oreilles et la queue. Pour les pattes, choisir un mille pattes et lui prendre 4 pattes (calculer combien il lui en reste). Pour les oreilles en prendre sur des murs car « les murs ont des oreilles ». La queue peut se trouver non pas dans une file d’attente (« on fait la queue »), mais dans un magasin de fourrure, en coupant la queue d’un renard bleu. Pour les dents, on peut aller en chercher chez un dentiste ; mais le mieux est d’aller chercher des « dents de la mer » qui sont bien plus terribles et plus grandes. Il faut les prendre sur un requin. Le portrait étant terminé, on appose une signature au bs du tableau. Mais attention à ne pas se faire croquer par le loup ! A propos du réalisateur Philippe Petit-Roulet est né en 1953.Il est tour à tour dessinateur ou scénariste de ses albums, illustrateur pour la presse et la publicité. Son style minimaliste est simple, léger, ténu et ingénu. Il publie ses premières planches dans Zinc en 1973, puis il participe à L’Echo des Savanes, Charlie Mensuel, Pilote, Métal Hurlant… Il réalise plusieurs livres. Il se consacre ensuite à l’illustration pour la presse, l’édition pour la jeunesse et la publicité où il a créé la ligne graphique de la Twingo Renault. Pistes d’exploitation
- Résumé de l’histoire : C’est l’histoire d’un peintre qui pense qu’un loup peut se faire avec des poils de barbe grise, quatre pattes d’un mille pattes, une queue de renard, deux yeux de l’île d’Yeu, deux oreilles d’un mur et les dents d’un requin…
- Inspiration du film : C’est un hommage au poème de Jacques Prévert « Pour faire le portrait d’un oiseau ». Le site : www.ac-nancy-metz.fr/petitsp... présente des travaux d’élèves : Pour cueillir un bouquet, Pour offrir un cadeau… dans le style de ce poème. Pour faire le portrait d’un oiseau Pour faire le portrait d’un loup Peindre d’abord une cage Prendre d’abord des poils avec une porte ouverte des poils d’un pinceau par exemple peindre ensuite ou bien des poils de barbe quelque chose de joli Trouver un vieillard d’au moins 45 ans quelque chose de simple qui aurait des poils quelque chose de beau gris… quelque chose d’utile Il faut courir plus vite pour l’oiseau que les vieillards… placer ensuite la toile contre un arbre dans un jardin Une fois rentré chez soi, coller les poils… dans un bois Maintenant, chercher les yeux… ou dans une forêt En France, on a de la chance, se cacher derrière l’arbre on va sur une île sans rien dire qui s’appelle l’île d’Yeu… sans bouger... Parfois l’oiseau arrive vite mais il peut aussi bien mettre de longues années Pour les pattes, trouver avant de se décider un mille pattes et lui en Ne pas se décourager prendre 4… attendre 5 attendre s’il faut pendant des années la vitesse ou la lenteur de l’arrivée de l’oiseau Les oreilles, c’est important n’ayant aucun rapport pour un loup… avec la réussite du tableau Il y en a partout Quand l’oiseau arrive dans les maisons, dans la rue… s’il arrive Les murs ont des oreilles… observer le plus profond silence attendre que l’oiseau entre dans la cage Pour avoir une queue, il faut se rendre et quand il est entré dans un magasin de fourrures… fermer doucement la porte avec le pinceau On peut y trouver des queues de renard bleu. puis effacer un à un tous les barreaux en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l’oiseau Faire ensuite le portrait de l’arbre en choisissant la plus belle de ses branches Comment trouver des dents ? pour l’oiseau On peut en trouver chez un dentiste… peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent la poussière du soleil et le bruit des bêtes de l’herbe dans la chaleur de l’été et puis attendre que l’oiseau se décide à chanter Si l’oiseau ne chante pas Mais le plus amusant, c’est d’aller chercher c’est mauvais signe des dents de la mer signe que le tableau est mauvais qui sont bien plus terribles et plus grandes… mais s’il chante c’est bon signe signe que vous pouvez signer Alors vous arrachez tout doucement une des plumes de l’oiseau et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau. Jacques PREVERT Comparer le poème et le film • Repérer tous les éléments nécessaires à la réalisation du portrait. • Décrivez le portrait terminé. • Caractérisez le loup : il a une grande mâchoire. Il n’a pas l’air méchant, mais il sort du tableau pour dévorer le peintre. • Travailler sur les expressions : se creuser la tête,les murs ont des oreilles (parler à un mur), les dents de la mer…
- A propos du film • La musique et les bruitages • La technique d’animation : dessins et ordinateur • L’humour


6 Loulou de Serge Elissalde d’après l’oeuvre de Grégoire Solotareff (27 mn) Présentation Histoire Pendant le générique, on descend sur les troncs des arbres puis leur ombre (musique). On découvre un petit loup (Loulou) avec un adulte (son tonton) qui hument : leçon numéro 1 : « un loup sachant chasser, chasse avec son nez ». Le petit loup repère un papillon, mais il reste collé sur son nez et il éternue. Leçon numéro deux : localiser sa proie. Leçon numéro trois : « le loup fonce sur sa proie comme la flèche sur le phacochère ». Ils dévalent la pente en courant et l’oncle se tape sur un rocher et reste inanimé. Fondu bleu. La mer monte sur la plage et Tom, allongé sur sa serviette remonte. Ses copines arrivent. Ils entendent des hurlements de loup. Tom se dirige vers le gros caillou et découvre Loulou qui pleure à côté de son oncle mort. Il l’enterre. Le soir, il frappe à la porte du lapin car c’est la nuit et il a peur. Le lapin l’emmène à une fête avec ses amies. « On chante, on danse, on s’éclate à la pleine lune » (silhouettes noires sur la lune blanche). Les trois lapines chantent assises autour d’un feu. Tom arrive et présente le loup et un lapin dit : « Un loup, et nous alors on est les trois petits cochons » et tous rient. Ils lui donnent un nom : Loulou. Des crabes font de la musique. Chanson sur Loulou. Fondu au noir. On retrouve le lapin et le loup endormis. Le lapin essaie de réveiller Loulou et ils font une bagarre d’oreillers et les plumes volent partout. Ils partent faire du jogging dans la forêt et Loulou est le plus rapide. Le lapin lui montre à courir en zigzag, mais Loulou est perdu. Tom se moque de lui. Les lapines attendent Tom et Loulou pour aller pique-niquer. Loulou ne veut manger aucun légume. Tom et lui essaient de pêcher. Les lapines sont jalouses de l’amitié entre Tom et Loulou et font tomber Loulou dans l’eau. Il en sort furieux et mord l’oreille de Tom. Une lapine assomme Loulou avec sa guitare. A son réveil les lapins lui montrent un livre avec l’histoire du Petit Chaperon rouge et Tom explique que les lapins doivent rester avec les lapins et les loups avec les loups aussi Loulou doit retourner dans la forêt. Il pleure et s’en va. Fondu au noir. Il essaie d’appliquer les leçons de son tonton : leçon n°1, il met son nez dans un nid d’abeilles ; leçon n°2 il tombe dans une plante piquante : leçon n°3, il attaque un épi de maïs posé à terre et se retrouve patte prise dans un piège posé par trois loups patibulaires. Ils le relâchent en se moquant de lui. La nuit tombe et Loulou a peur dans le noir. Il sent un bon fumet qu’il suit, mais retombe dans un nouveau piège à loups. Les loups font cuire du lapin puis s’endorment repus. Loulou les quitte et part seul dans la forêt. Il hurle et Tom reconnaît son cri et décide d’aller à sa recherche. Tom est repéré et poursuivi par les trois méchants loups. Mais Loulou arrive et dit que Tom est sa proie et il part avec le lapin dans la gueule. Tom le remercie de lui avoir sauvé la vie. Ils pique-niquent et Loulou goûte de la crème au chocolat. Ils partent tous ensemble. Pendant le générique de fin, on entend la chanson de Loulou. A propos du film Le réalisateur : Serge Elissalde : Né en 1962 à Besançon. Après des études d’Arts plastiques à la Faculté de Bordeaux, il enseigne le dessin pendant deux ans à Toulouse et à Lille. En 1987, il se lance dans l’animation et réalise son premier court-métrage à Paris. Il participe alors à la création de “L’atelier d’anim”. Depuis, ses nombreux courts métrages “Le Balayeur”, “Emile Frout”, “Raoul et Jocelyne” (qui fait partie de la pré-sélection des courts-métrages pour les Césars 2003) ont obtenu de nombreuses récompenses. En 2002, il réalise “Verte”, un spécial TV remarqué sur France 3, d’après un roman de Marie Desplechin. Le compositeur : Sanseverino : Ses grands-parents sont de Naples. Il voyage beaucoup avec ses parents et il écoute des musiques diverses (napolitaine, tzigane, chanteurs : Brel, Trenet, Ferré, Vian). Sa musique sonne manouche, avec des touches flamenco, quelques épures jazz. Le “Tango des gens” est disponible sur Cd et cassettes (Sony Music Ent. France, Columbia). “Loulou” vu par ses auteurs : le loup est un personnage clé du conte traditionnel. Il y incarne la peur du noir, la terreur nocturne, l’effroyable rétribution de l’imprudence ou de l’indiscipline des enfants. En partant de “Loulou et Tom”, Grégoire Solotareff et Jean-Luc Fromental ont souhaité inverser cette proposition, s’intéresser, non aux émotions que suscite le loup, mais à celles qu’il peut éprouver, afin de casser un stéréotype et d’ouvrir de nouvelles 7 perspectives à la perspicacité des jeunes spectateurs. Pour Jean-Luc Fromental et Grégoire Solotareff, c’est “l’histoire de la raison triomphant de l’instinct. dépasser ses pulsions archaïques, surmonter sa violence, la canaliser vers des buts plus élevés. Apprendre à vivre dans la société de l’autre. Viser l’harmonie. c’est l’expérience que fait notre jeune loup au fil d’une aventure qui évite soigneusement le prêchi-prêcha et la morosité.” Pistes d’exploitation 1) Résumer l’histoire : C’est l’histoire d’un jeune loup, Loulou, qui ne sait pas comment chasser ni ce qu’il doit manger et qui rencontre un lapin avec lequel il devient ami… 2) Les principaux personnages : des loups et des lapins.  Loulou est un jeune loup qui n’a pas de parents. Son oncle essaie de lui apprendre comment chasser en 3 leçons : chasser avec son nez, localiser la proie et foncer sur elle. • Retrouver ces trois leçons et travailler sur les expressions utilisées par le tonton. Quand son oncle meurt, il devient orphelin et pleure. Il rencontre alors Tom, le lapin qui le prend pour un chien, car il ne connaît pas de loup. Loulou enterre son oncle, puis ils se séparent. Quand la nuit vient, Loulou a peur du noir, il frappe à la porte de la maison de Tom puis ils partent faire la fête sur la plage et Loulou passe la nuit chez Tom. • Décrire les circonstances de la rencontre de Loulou et Tom ce que fait Tom pour le jeune loup. Comment les lapines donnent un nom au loup…. • Caractériser Loulou : son apparence physique (ressemble plus à un chien qu’à un loup, a un long museau avec une grosse truffe) ; son caractère (naïf, peureux, gentil, sociable, fidèle en amitié = il sauve Tom en danger devant les trois méchants loups de la forêt…). Il ne sait pas grand-chose (dit souvent je ne sais pas). Il parle et peut grogner ou hurler comme les loups. • Essayer de le dessiner. • Retrouver tous les moments où il a peur : quand il perd son tonton, quand il est seul dans la forêt la nuit, quand il rencontre les trois méchants loups et qu’il est poursuivi par eux, quand il croit que Tom va se faire prendre par les loups…  Les trois loups de la forêt : ils poursuivent Loulou et le capturent deux fois quand Loulou tombe dans des pièges à loups. • Les caractériser : ils ont des grandes gueules, un mine patibulaire. Ils sont laids et ont une grosse voix éraillée. Ils sont méchants, égoïstes, ironiques… • Les comparer à la représentation de « grand méchant loup » de certains contes (Le Petit Chaperon rouge…)  Les lapins :
- Tom : c’est lui qui rencontre Loulou et en fait son ami. Mais leur relation a « des hauts et des bas » • Trouver des preuves de cette amitié : ils chahutent au réveil après qu’ils aient 8 dormis dans la maison de Tom ; ils font du jogging et courent ensemble en forêt ; il apprend à Loulou à pêcher ; il part seul en forêt la nuit rechercher Loulou car il pense que ce dernier est seul et qu’il a peur… • Trouver des moments où Tom a peur : quand il regarde un livre de l’histoire du Petit Chaperon rouge et qu’il découvre que le loup est carnivore (carnassier) après que Loulou l’ait mordu à l’oreille ; quand il part la nuit en forêt pour chercher Loulou, quand Loulou le tient dans ses mâchoires pour l’éloigner des trois méchants loups…
- Les amies de Tom (elles sont trois aussi comme les loups) : elles aiment bien chahuter et faire la fête avec Tom. Ce sont elles qui donneront un nom à Loulou. Elles seront jalouses de l’amitié entre Tom et Loulou et inciteront Tom à se séparer de Loulou (les lapins avec les lapins et les loups avec les loups). A la fin, elles préparent de la mousse au chocolat pour Loulou puisqu’il ne mange pas de légumes. Les procédés cinématographiques
- La bande sonore du film : musique, bruitages, voix (dialogues ou chanson). Les sons et la musique contribuent à créer l’ambiance des différentes séquences. Par exemple, quand Loulou est seul, la nuit, dans la forêt, on entend des cris, des craquements, des grondements, des hurlements de loups… Au moment de la course-poursuite entre Tom et les loups, la musique accompagne l’action : sonorités tziganes et jazz haletantes, bruitage du souffle de Tom et des poursuivants… Les différents instruments de musique donnent un rythme différent : rapide pour les percussions, plus lent avec la guitare… A plusieurs moments du film, la même mélodie est présente : c’est le thème musical de Loulou. On l’entend dans le générique quand le nom de Loulou apparaît ; au moment de la fête au cours de laquelle le jeune loup reçoit un nom ; quand Tom est poursuivi par les loups ; à la fin du film quand les lapine sautent dans la crème au chocolat. Il peut y avoir des paroles en plus (chanson) ou des instruments joués plus ou moins fort ou plus nombreux…. • Repérer ce thème musical et les instruments (guitares, percussions, clavier, cuivres : trompettes, saxophone, trombone). La chanson de Loulou : elle est très entraînante, même les crabes, les poissons, la lune et les étoiles participent. Extraits : « Loulou, Loulou ne vaut pas un clou ; Le loup d’ordinaire est méchant, il se nourrit tout le temps d’enfants et de jeunes de sept à dix-sept ans et soixante-dix-sept ans »…
- Le cadrage, les changements de plans et les couleurs utilisés accentuent ce qu’on ressent en voyant les images. Quand Loulou est seul dans la forêt : la forêt sombre, le ciel rouge, les troncs noirs, des grands arbres, de grosses racines …rendent l’image inquiétante. Quand Tom va chercher Loulou la nuit, l’ombre allongée des troncs, la grande ombre de Tom, les yeux d’une chouette dans un creux d’arbre… renforcent le sentiment de peur. Au moment de la course-poursuite entre Tom et les loups, il y a environ 28 changements de plans (chacun durant en moyenne moins de 2 secondes) ce qui donne l’impression qu’il y a beaucoup de péripéties. On passe d’une vision frontale à latérale. Le cadrage se fait en gros plans… La taille des personnages change selon l’importance à leur donner : Loulou et Tom petits à côté des autres loups…
- L’utilisation de fondus : trucage conduisant à l’apparition ou à la disparition progressive des images. 9 Ouverture en fondu : apparition progressive de l’image à partir du noir. Fermeture en fondu : effacement progressif de l’image jusqu’au noir. Fondu enchaîné : passage progressif, par superposition des deux effets précédents, d’une image à la suivante.
- L’animation : elle est faite par des dessins et l’utilisation de l’ordinateur. L’adaptation de l’album L’histoire de Loulou existe sous forme d’album illustré : Loulou de Grégoire Solotareff, L’Ecole des loisirs. • Comparer le livre et le film * Passage du livre au film 1. Réfléchir sur la transformation d’un livre en film : qu’est-ce qu’un livre, qu’est ce qu’un film ? 2. Comparez le film avec le livre (on peut le faire sous forme de tableau de comparaison) : 3. Quelles sont les ressemblances et les différences ? au niveau du graphisme, de l’histoire, des personnages… 4. Comment les regarde-t-on ? support papier, écran, narration par un texte ou avec des voix, des sons, de la musique… * Le film par rapport au livre 1. L’adaptation respecte-t-elle le livre ? Lire des extraits du livre, comparer avec des scènes du film… 2. Comparez les premières scènes du film avec les suivantes. Est-ce que le traitement est identique ? Qu’est-ce qui change dans le décor, dans les personnages ? Quelques différences : les leçons de chasse ; les circonstances de la mort du tonton ; la séquence sur la plage et les trois lapines ; un narrateur et des dialogues dans l’album alors qu’il n’y a pas de narrateur dans le film mais monologue et dialogue… Le point de vue et la notion de temps diffèrent entre l’album et le film.
- L’album “Loulou et Tom” de Grégoire Solotareff et Jean-Luc Fromental, d’après le film de Serge Elissalde (L’école des loisirs, mars 2003) permet de retravailler l’histoire à partir des images du film.


L’ensemble des courts-métrages du programme Loulou et autres loups Présentation : travail sur l’affiche (avant la séance de projection). Qu’y voit-on : personnages, lieux, couleurs … ? Que suggère le titre ? Pistes d’exploitations communes 1) Le thème du loup • Chercher des photos de loup (Canis lupus), se renseigner sur son mode de vie et se moeurs… 10 Quelques livres sur la vie des loups : Les loups, Geneviève Carbone, Larousse 2003 (très complet et avec de nombreuses photos) ; Christian Havard, Le Loup, Milan Jeunesse collection Mini Patte et Patte à Patte ; Le Loup, Mes premières découvertes, Gallimard… • Comparer les diverses représentations du loup dans les différents courts-métrages (caractéristiques physiques et caractère…) La peur du loup : pourquoi le loup fait-il peur ? Evoquer des récits où le loup fait peur, ou, à l’inverse il ne fait pas peur. Quelques livres sur des histoires de loups :L’apprenti loup, Claude Boujon, Ecole des Loisirs ; Les grands méchants loups, Bayard ; C’est moi le plus fort, Mario Ramos, Pastel ; Marlaguette, Albums du Père Castor. Flammarion ; Le grand livre du Loup, Bayard jeunesse (12 contes, 3 comptines, des jeux, un masque- 2003) ; Le loup sentimental et Le loup est revenu de Geoffroy de Pennart, L’Ecole des loisirs. • Travailler sur des expressions concernant le loup : Avoir une faim de loup ; A pas de loup, Entre chien et loup, Etre connu comme le loup blanc, Se jeter dans la gueule du loup, Un vieux loup de mer, Hurler avec les loups, Quand on parle du loup on en voit la queue… 2) Le cinéma d’animation Pour faire un film d’animation, 24 images par seconde d’action sont nécessaires pour reproduire correctement le mouvement, au minimum 12 images car un nombre inférieur donne un mouvement saccadé (cas de certains dessins animés japonais). Quand une histoire a été choisie, il faut l’adapter pour le dessin animé et écrire le scénario : succession de séquences avec une description précise des décors, des personnages, des évènements. Il est ensuite traduit en dessins par le réalisateur sous forme d’un story-board, sorte de longue bande dessinée, constituée d’une centaine de croquis. C’est un découpage détaillé, plan par plan de l’ensemble du film. Il indique le cadrage, la position des décors, des personnages, l’emplacement de la caméra et l’action. Il contient tous les dialogues et les bruitages. Chaque plan est représenté par une feuille numérotée, comprenant un dessin et des indications écrites. L’animation par ordinateur : les personnages, objets et décors créés par ordinateur en images de synthèse forment ce qu’on appelle la réalité virtuelle. L’ordinateur peut être utilisé comme un assistant à la réalisation (pour le montage ou la réalisation d’effets spéciaux) ou comme un outil de création d’images. Dans ce programme, l’animation a d’abord été faite sur les dessins en noir et blanc du story-board pour valider mouvements des personnages et de la caméra avant la mise en couleurs (Line teste). Pour Loulou, les comédiens ont joué les scènes avant l’animation pour préserver leur liberté d’improvisation. Activités au sujet de l’animation Parler de l’animation : on peut projeter un court extrait d’un film d’animation et faire réfléchir les enfants. Pourquoi de la pâte à modeler ou des dessins bougent-ils ? On voit qu’il y a un rapport avec un écran sur lequel les images sont projetées et donc les yeux. On peut leur parler de la persistance rétinienne (plus ou moins simplement selon le niveau) et leur faire comprendre que le mouvement est une illusion d’optique : on voit une succession d’images fixes qui donne une impression de mouvement. Comparer l’animation dans d’autres films : par exemple Le petit chat curieux où il y a des marionnettes animées (et 11 c’est aussi une leçon du cinéma d’animation car c’est l’héroïne qui fabrique des marionnettes et les filme image par image) ou d’autres techniques (dessin animé à partir d’images) Faire construire un folioscope (ou « flip book ») : Distribuez aux élèves des feuilles (5cm sur 10, au minimum 12 feuilles ou un petit bloc de « post-it »ou un petit carnet à reliure collée) sur lesquelles on leur demande de dessiner (dans la partie droite de la feuille pour que les dessins soient toujours visibles pendant la manipulation). Chaque dessin doit être légèrement différent de celui qui le précède. Assemblés sur un côté, il ne reste plus qu’à faire défiler les dessins avec le pouce, à des vitesses différentes pour voir ce qui se produit. Si le rythme est d’environ 24 feuilles par seconde, le cerveau interprétera le défilement des images comme un mouvement. Ce qu’ils en disent (Quelques avis de la presse) « Non, le loup n’est peut-être pas cette bête malfaisante qui terrorise les petites filles tout de rouge vêtues dans les contes de notre enfance. Par le dessin animé, cinq auteurs le racontent sous un autre jour, drôle, tendre, surprenant et facétieux. Quatre très courts récits et un autre un peu plus long composent ce programme d’une réjouissante originalité. » (Ouest-France) « Cinq histoires de grands méchants loups à croquer : c’est drôle, décontracté, actuel et agréable à l’oeil. Côté son, on a aussi fait le bon choix. Un programme enlevé capable d’amuser plusieurs générations. » (Télérama) « Si la patte humoristique de Grégoire Solotareff est toujours présente, ce programme est aussi une découverte de l’animation moderne. La palette graphique, d’une créativité étonnante, est au service d’histoires originales. » (Zurban) « Et si on sortait le loup de son carcan de “simple” méchant ? Pourquoi ne serait-il pas drôle, vengeur, narcissique, ami ou bien doux comme un agneau ? “Loulou et autres loups” balance un bon coup de patte dans le conte traditionnel en prenant le contre-pied de cette image attendue. un programme à croquer ! » (Ciné-Live) Sites Internet www.gebekafilms.com www.faunaventure.org/animaux... (où voir des loups ? autres liens) www.franceloups.fr (site très complet : descriptif, mode de vie, « loupothèque »…) Dossier préparé par Nicole Montaron, Atmosphères 53. Novembre 2009. 12 LITTERATURE JEUNESSE cycle 1 Thème du loup http://www.ricochet-jeunes.org/them...

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