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MALLE N° 7 KAMISHIBAÎ N°1 A L’HEURE DU DEJEUNER

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Vous trouverez sur le site de les bons plans de Gandalf comment ça marche. Pour fabriquer un butaî c’est là

Le kamishibai ou « théâtre d’images » signifie littéralement : « jeu théâtral en papier »1. C’est une technique de contage d’origine japonaise basée sur des images (planches cartonnées 37 x 27,5 cm, en papier à l’origine) défilant dans un petit théâtre en bois (à l’origine) ou en carton, à trois ou deux portes appelé butai (舞台 ?, littéralement « scène »)1. Il se rapproche du théâtre de Guignol, mais avec des images à la place des marionnettes

Les planches cartonnées, illustrations du kamishibai, racontent une histoire, chaque image présentant un épisode du récit1. Le recto de la planche, tourné vers le public, est entièrement couvert par l’illustration, alors que le verso est réservé au texte, très lisible, avec une image miniature (une vignette) en noir et blanc reproduisant le dessin vu par les spectateurs1. Les planches illustrées sont introduites dans la glissière d’un butai (petit théâtre en bois ou en carton) fermé par deux ou trois volets à l’avant1. Une fois ouvert, les deux volets latéraux dirigés vers l’avant assurent l’équilibre de l’objet1. L’arrière est évidé pour que le conteur puisse lire le texte1. Le butai se pose sur une petite table, mais à l’origine il était à l’arrière d’un vélo1.

Contrairement à la page tournée d’un livre, la planche suivante du kamishibai apparaît en s’intégrant dans la scène précédente1. Il est important que le conteur soit attentif aux indications scéniques inscrites dans le texte par l’éditeur1. Parfois le passage se fait très lentement, en continu, parfois il est nécessaire de retirer l’image en deux ou trois étapes, en s’arrêtant aux traits de repère pour créer du suspense, parfois l’image est retirée rapidement, créant un effet de surprise1. Cette technique, particulière au kamishibai, donne du mouvement à l’illustration, comme dans un dessin animé, et multiplie les scènes imagées par deux ou trois1.

Le kamishibai peut être utilisé facilement dans tous les lieux de rencontres (bibliothèques, écoles, hôpitaux, prisons, maisons de retraite)1. Il est utile pour l’alphabétisation, la lecture de l’image, l’apprentissage de la lecture à haute voix, la création et l’écriture d’histoires par les enfants1.

POUR FABRIQUER UN BUTAÏ c’est

ECRIRE DES CONTES AVEC UN KAMISHIBAI ET DES CM :sur le site"la classe à Véfa"

P.-S.

Conseils pour bien lire un Kamishibaï Conseils pour réussir la lecture d’un kamishibaï (d’après Doshinsha Tokyo)

Pour réussir la lecture d’un kamishibaï, il faut le lire préalablement, afin de bien comprendre le sujet et saisir le ton et les caractères des personnages. Vérifier l’ordre des planches avant chaque séance. Pendant la lecture, être obligé de réajuster l’ordre des images fait tomber la tension et désoriente les jeunes spectateurs Comment tirer une planche ? C’est une question très importante. Cet acte qui semble banal ne doit pas être négligé car il a une incidence sur l’impact de la narration. Il faut tirer l’illustration doucement, franchement et à l’horizontale. Veiller à respecter les indications comme « En tirant l’image », « Tirer l’image d’un coup » et « Tirer l’image jusqu’au trait », afin de créer une synergie entre texte et image. Raconter l’histoire avec naturel mais sans contrefaire la voix lors des imitations de vieillards ou d’enfants car l’harmonie avec l’image présente dans le castelet risquerait d’être rompue. Choisir un ton et un rythme propre à l’œuvre, et les faire valoir. Le plaisir des enfants sera amplifié et cela approfondira leur compréhension. Terminer en fermant les trois battants sur la dernière planche. Ne pas repasser par la première planche, sauf indication contraire.

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