Activités dans la Marne

Fermer Inscriptions aux activités

Fermer Cafés-philo

Fermer Classes d'eau

Fermer ETAMINE : auteur et lecteur

Fermer Ecoles qui bricolent

Fermer Ecoles qui chantent

Fermer Ecoles qui filment

Fermer Ecoles qui folkent

Fermer Ecoles qui jardinent

Fermer Ecoles qui s'interrogent

Fermer Ecoles qui théâtrent : THEA

Fermer Semaine de la coopération

Informations
Infos pratiques
Formations
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

Le site
philo1.jpgEcoles qui s'interrogent - Questions-réponses
MOMENTS PHILO


Quelques questions et réponses, suite aux séquences en classe

Choix du sujet :

La prise de parole se fait mieux si la question est celle des enfants ;

Attention toutefois aux choix " délicats " pour l'enseignant :
    - la mort ( " choc " psychologique, désaccord des parents) ;
    - les parents (moment " psycho ", confidentialité) ;
Si on écarte un sujet choisi par les élèves leur expliquer pourquoi.

Libellé de la question :

Il faut parfois libeller sous plusieurs formes :
    " Le travail, alors... ? "  
    " Le travail, à quoi ça sert ? "
    " Le travail, bien ? pas bien ? "
    "  Le travail, pourquoi ? "

Il y a des sous-questions qui viennent au cours des débats et peuvent servir de relance ou de prochain sujet :
    "  C'est quoi, un bon métier ? "
    "  Dans quel cas le travail c'est bien ? " ( voir le compte rendu des séquences)

Animation du groupe :

Disposition :

Les enfants sont en cercle, l'enseignant et moi-même étant " diamétralement opposés "
Chez les plus petits, la première séance a été dans une disposition plus frontale si c'était l'habitude ;

Bâton de parole ou pas ?

    - bloque la parole immédiate : avantage dans une classe " bavarde " et non disciplinée dans la prise de parole ; mais inconvénient dans une classe qui ne parle pas ;
    - permet d'enregistrer si on utilise un petit enregistreur ; cela responsabilise certains enfants qui réfléchissent alors à ce qu'ils disent
    - inconvénient si on filme !

Lever la main ou non ?

    - Dans ce cas, il vaut mieux que ce soit un élève - ou deux- qui distribuent la parole, car l'enseignant ne doit pas être " au centre du débat "

    - Dans les classes habituées au débat, la prise de parole se fait sans rien demander : on parle quand quelqu'un ne parle plus ; il y a meilleure écoute, même si quelquefois d'après des élèves, " on oublie ce qu'on avait à dire ", ou " on essaie tellement de ne pas oublier qu'on écoute sans écouter "

Règles de prise de parole :

    - L'objectif n'étant pas que tout le monde parle, mais que tout le monde pense et que la discussion progresse et évolue ;
    - On ne répète pas ce qui a été dit ( sauf à l'éventuel tour de table de fin de séance) ;
    - Dans ce cas : " Cela a déjà été dit ", " Tu l'as déjà dit ... " " On ne redit pas ce qui a déjà été dit " ... (Attention, quelquefois, ce n'est pas exactement pareil !)
    - On n'est pas obligé de parler (on peut toutefois solliciter : "  Et toi, qu'est ce que tu en penses ?  tu penses pareil ? " ...).
    - Si il y a recherche d'opposition (fréquent dans une classe de cycle 3 qui débute)  rappeller que personne n'a la réponse, qu'il n'y a pas qu'une réponse, que la réponse est multiple ;
    - Quand quelqu'un parle sans " dire " grand-chose (= se raconte), reformuler  pour l'exemple en essayant de trouver une idée dans son propos ou signifier que c'est une illustration, un exemple, essayer de ne pas écarter ; mais s'attendre à une avalanche d'exemples personnels.

Relances :

- répéter la question sous la même forme ;
- répéter la question sous une autre forme "  Quand est-on heureux quand on est vieux ? " devient "  Quelle est la recette du bonheur, quand on est vieux ? "
- " Ah ! " " Et alors " "  C 'est à dire ? " "  D 'autres... "
- la reformulation (sans interprétation) "  Tu veux dire que.... ; c'est bien cela ? " "  Donc, pour toi, ... ? "
- Aller plus loin : "  Alors, malheur et tristesse, la différence ? ", "  Qui pense autrement ", "  Qui pense autre chose ? "

Pour commencer

-  Présentation : " Il s'agit de moments où on va parler ensemble, où on va réfléchir ensemble de questions que tout le monde se pose, même les adultes. Des questions importantes et dont personne n'a vraiment la réponse. On va réfléchir dans sa tête "
- Lecture neutre de " L'arbre généreux "
- Quelles questions importantes pose ce livre (chez les plus grands) ou "  Alors ...? " et en tirer des questionnements  ou " Qui est le plus heureux l'arbre ou le garçon ? quand ? "
- Enoncé des règles de la discussion.

Pour terminer

Possibilités :

- Relire ce qui a été dit
- Un tour de table " Alors, la générosité, c'est quoi ? " ou " Dire une idée importante ou nouvelle, pour vous, que vous avez dite ou entendue "
- Quelle question pour la prochaine fois ?

Quelques réflexions de chercheurs :

Le moment philosophique, c'est "  Déjà se poser consciemment la question "

" Déterminons 3 exigences de la discussion philosophique " supplémentaires au simple exercice de la parole comme le pratique déjà tout instituteur. Il s'agit de la dimension intellectuelle, existentielle et sociale...

L'ensemble des 3 activités se résumant à l'idée de penser par soi-même, être soi-même, et être dans le groupe.

Dimension intellectuelle
- comprendre
- articuler cette compréhension afin d'être compris
- argumenter
- pratiquer l'interrogation, la logique, le jugement,
- utiliser des concepts comme l'erreur, la vérité, ...
- reformuler ou modifier sa propre pensée

Dimension existentielle
- se découvrir et exprimer une identité ...
- prendre conscience qu'il s'agit de penser par soi même
- s'interroger, découvrir et reconnaître l'erreur et l'incohérence en soi-même
- contrôler ses réactions

Dimension sociale
- écouter l'autre, lui faire sa place, le respecter et le comprendre
- se risquer et s'intégrer dans un groupe
- comprendre, accepter et appliquer des règles de fonctionnement
- Discuter ces règles "

" Il y a moment philosophique quand la parole ou la pensée ne sont plus simplement que paroles et pensées...  il y a en plus mise à l'épreuve de l'être, moments à la fois conceptuels, libérateurs et constitutifs du moi. Ils sont générés par 2 types de situations. Soit lorsque l'enfant rencontre une idée contraire à la sienne, idée de préférence argumentée qui le fera hésiter ou qu'il acceptera de faire sienne après une hésitation ou une résistance plus ou moins longue et intense. Soit lorsque l'enfant hésite à répondre suite à une question qui l'embarrasse, parce qu'il prend conscience du problème posé par la question. "
Oscar Brenifier in « L’Agora » sur le site www.crdp-montpellier.fr/


Date de création : 14/05/2008 @ 22:24
Dernière modification : 23/05/2008 @ 17:47
Catégorie : Ecoles qui s'interrogent
Page lue 952 fois


Prévisualiser Prévisualiser     Imprimer l'article Imprimer l'article


Réactions à cet article


Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !



Gestion de la coopérative

Fermer Coopérative scolaire

Fermer Mandataire

Ressources pédagogiques
La pédagogie coopérative
Recherche



Calendrier
^ Haut ^