Coopérer
avec les Parents :
réconcilier Autorité - Ecole - Parents
Les
enfants d’aujourd’hui évoluent souvent dans un cadre familial où les règles ne
sont pas stables. Ils doivent constamment réajuster leur échelle de
valeurs : ce qui est permis chez la mère est interdit dans la nouvelle
famille que le père a reconstituée, l’offense est grave ici et pas ailleurs,…
Quelquefois elles sont très peu présentes et assumées comme telles par les
parents (voir le récent reportage télévisé sur la cité Manchester à
Charleville). Plus que jamais les enfants ont donc besoin d’un solide
encadrement et l’école se doit de le leur fournir.
" Quelle
autorité pour quelle éducation ? " Philippe Mérieu
mercredi 2
février 2005 – Médiathèque de Reims
A) Restaurer
l’autorité ou instituer l’autorité ?
" Restaurer "
relève de la nostalgie, du passé.
C’est le
modèle théocratique = l’autorité vient du ciel comme dieu, le parti, la
règle… ; c’est quelque chose d’immuable qui ne fait pas débat, mais
s’impose.
On y met donc
du temps, de l’argent (contrairement à l’effort fait par les pays démocratiques
pour former à la citoyenneté !).
L’autorité
est considérée de droit divin.
Or, dans
les démocraties, le pouvoir émane du collectif, il se discute.
C’est
" instaurer l’autorité " qui est légitime et forme à la
démocratie.
B) A
l’école comment instituer ?
- L’école
n’est pas un espace démocratique.
- L’enfant a
besoin de quelqu’un qui sait.
Mais la
démocratie s’apprend : l’émergence de la liberté critique demande une
autorité d’accompagnement.
Qu’est ce
grandir ?
Passer de la
toute puissance de l’égocentrisme, de l’imaginaire, de la violence, à
l’exercice du pouvoir dans une collectivité et à la pensée réfléchie.
Qu’est ce
que la démocratie ?
Je vote, je
fais la loi = j’obéis à la loi.
L’autorité
éducative : faire passer de la toute puissance à la construction de la
loi.
Il faut faire
comprendre que :
- sortir de
la toute puissance n’est pas malheur mais épanouissement.
- le caprice
condamne à l’insatisfaction.
- l’interdit
autorise.
- les règles
de ma tribu n’ont rien à voir avec les règles de l’autre tribu qu’il y a
souvent rapport de force entre tribus.
Comment ?
- déjà à la
maternelle.
- aussi dans
les apprentissages.
- être clair
sur le négociable et le non négociable.
- tenir les
décisions prises.
- il faut soi
même respecter la personne/enfant et croire en l’éducabilité de tous les
enfants.
Difficultés
- tribalisme
= pression à la norme ex : le bon élève garçon est suspect.
- montrer que
l’autorité permet l’individuel (donc l’enseignant doit permettre l’individuel),
le différent, la liberté (donc valoriser les initiatives).
Moyens
- faire
ensemble.
- par des
méthodes actives.
L’enseignante
proposera aux enfants, par exemple, de préparer ensemble un référentiel
disciplinaire précisant les règles de vie, les conséquences agréables ou
désagréables liées à ces règles. Elle les amènera à objectiver, à évaluer leurs
comportements, à dépister leurs forces et à se donner des défis. Elle leurs
fournira des occasions de voir comment ils sont perçus par leurs pairs. Des
rencontres régulières avec les élèves lui permettront de cerner leur image, de
faire le point et de développer leur estime de soi de façon positive.
" Quand revient septembre " La Chenelière
Question
dans la salle :
Pourquoi
on ne parle ni de pédagogie, ni de méthodes actives, dans la formation des
enseignants ?
C’est source
d’angoisse : on n’a pas de réponse " Kit " car on est
dans une période où tout change, il faut donc de nouveau inventer. Mais on a
plutôt des crispations passionnelles que des débats sereins parce qu’on ne
reconnaît pas cette angoisse, on la rejette.
Coopérer avec les
Parents :
" LA
BANQUE DE RESSOURCES "
Pour :
- entrer en
communication avec les parents sur le mode coopératif et non hiérarchique,
conflictuel ou d’ignorance réciproque (et pas seulement quand l’enfant a un
problème),
- bénéficier
des compétences de personnes extérieures à l’école,
- valoriser
les parents de l’élève (de l’enfant).